Archive pour 'Pensées'

A la table d’écriture

Christian Bobin

Les années passent, je suis toujours sous le charme! 

 

Bonne année

houx

 

A tous mes lecteurs, je souhaite une très bonne année 2011. Joie, bonheur, santé, sans oublier une bonne dose d’humour au quotidien, etc,etc…

La source

source 

 » Ne jette pas de pierre dans la source où tu t’es désaltérée! »Le Talmud

La parole

La nature nous a donné une langue et deux oreilles, afin que nous écoutions davantage et parlions moins.
[Zénon d'Elée.]

La parole qui vous échappe ne peut être rattrapée.
[Horace.]
 

Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de sa bouche.
[Matthieu.] 

arc-en-ciel2
 22/11/2010

Déjeuner du matin

Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s’est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis
Son manteau de pluie
Parce qu’il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j’ai pris
Ma tête dans ma main
Et j’ai pleuré.

Extrait de « Paroles » de J.Prevert

La mort n’est rien

Le Relec 

Death is nothing at all
I have only slipped away into the next room
I am I and you are you
Whatever we were to each other
That we are still
Call me by my old familiar name
Speak to me in the easy way you always used
Put no difference into your tone
Wear no forced air of solemnity or sorrow
Laugh as we always laughed
At the little jokes we always enjoyed together
Play, smile, think of me, pray for me
Let my name be ever the household word that it always was
Let it be spoken without effort
Without the ghost of a shadow in it
Life means all that it ever meant
It is the same as it ever was
There is absolute unbroken continuity
What is death but a negligible accident?
Why should I be out of mind
Because I am out of sight?
I am waiting for you for an interval
Somewhere very near
Just around the corner
All is well.
Nothing is past; nothing is lost
One brief moment and all will be as it was before
How we shall laugh at the trouble of parting when we meet again!

Adaptation d’un texte du
Chanoine Henry Scott-Holland (1847-1918)

La mort n’est rien
Je suis simplement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, tu es toi.
Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné.
Parle-moi comme tu l’as toujours fait.
N’emploie pas de ton différent, ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Prie, souris, pense à moi, prie pour moi.
Que mon nom soit toujours prononcé à la maison comme il l’a toujours été.
Sans emphase d’aucune sorte, sans trace d’ombre.
La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié.
Elle est ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée
Simplement parce que je suis hors de ta vue ?
Je t’attends.
Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.
Tu vois, tout est bien.

Une nuit sans lune…

http://www.youtube.com/watch?v=DUF9DllsGV8

« Et puis après

Se souvenir de rien

S’aimer au dessus du désir

Et tout au bout vouloir mourir

 Et puis après… je n’en sais rien…

Mon dieu que nos amours sont belles

Un ciel plus profond que le ciel

Une nuit sans lune au firmament

Monter et s’y noyer dedans…

Et puis après

Je n’en sais rien

Nous verrons bien… »

Juste quelques extraits choisis de cette superbe chanson de Michel Sardou.

Une pensée

1er mai

Le bonheur

2 ânes

« Le bonheur est dans le pré… à t’écouter conter fleurette  »

 

Au bout du compte…

Toutes les lettres d’amour sont
Ridicules.
Ce ne seraient pas des lettres d’amour
Si elles n’étaient pas
Ridicules.

Moi aussi, dans le temps, j’en ai écrit;
Elles étaient, comme les autres,
Ridicules.

Les lettres d’amour, si l’amour existe,
Doivent être
Ridicules.

Mais, au bout du compte,
Ce sont les gens qui n’écrivent jamais
De lettres d’amour
Qui sont
Ridicules.

Comme je voudrais revenir au temps
Où j’écrivais,
Sans m’en rendre compte,
Des lettres d’amour
Ridicules.

La vérité est qu’aujourd’hui
Ce sont mes souvenirs
De ces lettres d’amour
Qui sont
Ridicules.

[Tous les mots excessifs,
Tous les sentiments excessifs,
Sont, bien sûr,
Ridicules.]

Fernando Pessoa.21 octobre 1935

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